Communiqué de presse du 28 mars 2018 : propostions

Débat houleux sur les pratiques alternatives
Le collectif #FakeMed avance des propositions

Communiqué de presse 28 mars 2018

Suite à l’importante mobilisation médiatique et populaire que notre initiative a suscitée, nous nous félicitons des diverses avancées allant dans le sens de nos propositions :




  1. La première est la publication par la Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) d’une mise en garde vis à vis des pratiques de soins non conventionnelles, précisant leurs différences avec la médecine conventionnelle et notamment leur absence de validation scientifique ainsi que leur dangerosité potentielle.
  2. La deuxième est l’intervention du Conseil National de l’Ordre des Médecins demandant aux autorités scientifiques (Académie Nationale de Médecine) et politiques (HAS - ANSM - Ministère de la Santé) de statuer sur la pertinence scientifique de ces pratiques non-conventionnelles.


Nous espérons également une prise de position des Facultés de Médecine en raison de leur place fondamentale dans la formation des professionnels de santé.

Partageant la même exigence de rigueur scientifique, nous nous étonnons de la reconnaissance de pratiques non-conventionnelles par la validation de divers diplômes au sein de certaines d'entre elles, ceci en dépit des conclusions de la Conférence européenne des Académies des sciences publiées en France par l'Académie des sciences et reprenant les conclusions de l'Académie nationale de médecine de 2004.

La délivrance de ces diplômes semble aller à l'encontre des conclusions des études publiées dans des revues médicales qu'elles reconnaissent pourtant comme une source de connaissances scientifiques de haut niveau.


Nous proposons donc de transférer l’enveloppe allouée actuellement au remboursement de pratiques non validées scientifiquement, dont les 56 millions d’euros d’homéopathie, vers des soins à l’efficacité connue et des mesures d’éducation sanitaire, de prévention, et valorisant le temps soignant, comme par exemple les consultations de diététique ou de psychologie clinique, permettant de diminuer les prescriptions médicamenteuses.


Convaincus que l'irruption des pratiques non conventionnelles dans le champ de la santé concerne tous les professionnels que sont les médecins, chirurgiens-dentistes, diététiciens, ergothérapeutes, infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, pédicures podologues, pharmaciens, psychomotriciens, sages-femmes, nous souhaitons rassembler nos compétences pour promouvoir, ensemble, des pratiques fondées sur des preuves et permettre à la population de bénéficier de soins prodigués par des professionnels rigoureusement formés dans le respect des données de la science.

Notre mot d’ordre s’inscrit dans une démarche de responsabilisation et de renforcement des connaissances des patients, dans une meilleure distribution des rôles entre les professionnels de santé.



Le collectif #FakeMed regroupe les signataire de la tribune du 19 mars 2017 Au 25 mars 2018 cette tribune a récolté plus de 1300 signatures dont 676 médecins, 70 pharmaciens, 42 masseurs-kinésithérapeutes, 5 chirurgiens dentistes, 4 sages-femmes et 71 soignants d’autres disciplines, ainsi que 135 enseignants ou chercheurs, 130 représentants de disciplines en lien avec l'ingénierie ou l'informatique, 9 biologistes, et 160 soutiens issus de nombreuses autres activités et qui se sentent concernés.


Contact Presse : 

Mail : contact@fakemed.org
Site dédié : http://www.Fakemed.org

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1 - https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A12483
2 - https://www.conseil-national.medecin.fr/node/2689
3-  http://www.academie-sciences.fr/pdf/communique/easac_290917.pdf