Point d'étape juin 2018

Depuis la publication de notre tribune dans la presse, nous avons avancé sur un nombre importants de nos propositions.

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Ne plus rembourser par les cotisations sociales les soins, médicaments ou traitements issus de disciplines refusant leur évaluation scientifique rigoureuse.

PROGRÈS IMPORTANTS
Dés la publication de notre tribune, les services du premier ministre ont publié un document précisant que les thérapies dites alternatives n'avaient pas fait de validation scientifique.
Après avoir déclaré dans un premier temps que le problème du remboursement de l'homéopathie était mineur, la ministre de la santé, madame Buzyn, a déclaré qu'à son avis l'homéopathie ne pouvait avoir d'autre effet que de type placebo. Madame Buzyn a également indiqué vouloir faire évaluer par la haute autorité de santé (HAS) les produits homéopathiques avec la même rigueur que les médicaments. Elle a égalent déclaré son scepticisme sur le fait que les fabricants de produits homéopathiques prennent le risque d'une évaluation rigoureuse.


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Ne plus autoriser les prescripteurs de thérapie non validées par la science de à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à les promouvoir, et, ne plus reconnaître d’une quelconque manière les diplômes d'homéopathie, de mésothérapie ou d’acupuncture comme des diplômes ou qualifications médicales.

PROGRÈS MINEURS
Notre tribune a provoqué un grand émoi chez les médecins prescripteurs de produits homéopathiques. Alors que nous avions affirmé que selon le code de la santé publique et les données actuelles de la science, l'homéopathie était une charlatanisme, plusieurs syndicats de médecins homéopathes ont décidé de poursuivre les premiers signataires de la tribune devant la justice ordinale au prétexte que nous les aurions qualifiés de charlatans et provoqué, par nos propos, un mouvement de panique dans la population, et une perte de confiance dans la profession. Les procédures sont en cours. Le conseil national de l'ordre des médecin a cependant réagi. D'une part il ne s'est pas associé à ces plainte, d'autre part, il a tenu a rappeler que chaque  médecin a l'obligation déontologique à prodiguer des soins selon les données acquises de la science. Il a également demandé aux instance universitaire de prendre position sur l’existence des qualifications non étayées par la science.

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Ne plus faire produire en Faculté de Médecine ou dans les établissements de formation de santé, des diplômes appuyés sur des pratiques dont l’efficacité n’aura pas été scientifiquement démontrée.

ABSENCE DE PROGRES
La conférence des doyens d'universités, malgré les sollicitations du conseil national de l'ordre des médecins et la réaffirmation de par l'académie nationale de médecine de l'absence de bases scientifiques de l’homéopathie, est restée muette. A l'heure actuelle plusieurs universités proposent encore des formation de type DU ou DIU d'homéopathie pratiques alternatives dont :

- Faculté de médecine Bobigny Paris 13 (DU)
- Faculté de pharmacie Pairs Descartes en association avec Paris 11 (DU)
- Faculté de médecine Paris Sud 11 (auriculothérapie et acupuncture scientifique et DIU er DU)
- Faculté de médecine d'Aix-Marseille (DESU)
- Faculté de médecine Claude Bernard (!) Lyon 1 en association avec Brest et Reims (DIU)
- Faculté de pharmacie de Lille (DU)
- Faculté de pharmacie de Nantes (DU)
- Faculté de pharmacie de Montpellier (DU)
- Faculté de pharmacie de Tours en association avec Poitiers (DIU)
- Faculté de pharmacie d'Angers (DU)
- Faculté de pharmacie de Strasbourg (DU)
- Faculté de pharmacie de Bordeaux (DU)
- Faculté de médecine de Rouen (DU)
- Faculté de médecine de Limoges (DU)
- Faculté de pharmacie Paul Sabatier Toulouse 3 (DU)